Hello ! I need a job !

Partant acheter un téléphone portable (à mon plus grand regret mais bon, pour trouver un boulot c’est pratique quand on n’a pas d’adresse…) je m’arrête prendre un petit dèj dans une sandwicherie asiatique, et me fait prendre sous l’aile d’un ex-Californien qui m’emmène dans le coin des téléphones pas trop cher, puis me remmène pas loin de chez Daniel (les magasins sont fermés). Je me perds dans les ruelles en essayant de retrouver la place, puis finalement achète un portable : c’est pas donné ! avec la puce ça fait 110$…

Je rentre alors préparer mon résumé (prononcer wèzioumi): une sorte de CV mais où il faut faire l’éloge de ses qualités, se basant bien entendu sur les différents points abordés dans un CV français. Alors que j’essaye de connecter mon ordinateur à internet, je parviens seulement à déconnecter celui de Daniel, sans parvenir à réparer ma bourde malgré mes efforts acharnés…
Je pars ensuite acheter de quoi faire du pain, puis pars distribuer mes résumé, rentre à la maison de Daniel en imprimer d’autres, les redistribue encore dans tous les cafés, restaurants, magasins de vélo, rando ou sport en général que je vois… (j’en laisse même un dans un fastfood !)

Parfois mes interlocuteurs semblent surpris que je daigne tenter ma chance : ayant de l’expérience avec les gosses, un peu dans le bâtiment, et la dernière (que je n’ai pas omis de mentionner) dans un ranch bio de fromage de chèvre, ça peut effectivement paraître étonnant d’essayer de bosser dans la restauration…

J’ai quand même 2 ou 3 réponses pas totalement négatives… Pas mal pour un premier essai !
Je rentre finalement à la tombée de la nuit chez Daniel, à court de résumé, une rame de papier sous le bras.
Le frère de Daniel et son ami (qui parle super bien français) passent un moment avec moi avant que j’aille me coucher pour être d’attaque demain matin !

Des USA au Canada

J’attends que mes hôtes se réveillent avant de partir, mais à 13h je décide de laisser un mot et d’y aller ! Je suis bien trop pressé d’arriver au Canada…

Je m’arrête dans une bibliothèque pour prendre le numéro du couchsurfer qui peut m’héberger à Vancouver, regarder les horaires de bus, puis glandouiller sur le net. En arrivant à la station de bus, je rencontre une allemande qui part aussi travailler au Canada (elle a déja un boulot, ELLE) avant d’aller passer l’été en Alaska ! Frontière, visa de travail, aucune fouille (ce qui n’est pas plus mal : j’ai un spray anti-agression, un couteau de cuisine, des sardines et surtout un autre passeport !). En arrivant à Vancouver, je téléphone à Daniel le couchsurfer… Surprise ! Ce n’est pas le bon numéro… Je me connecte à internet dans un café pour regarder sur une carte où sont les parcs où je peux éventuellement camper pour la nuit, et m’aperçoit que j’ai juste mal recopier le numéro de téléphone…

Quelques minutes plus tard j’arrive chez Daniel, super accueillant, qui a voyagé dans 4 ou 5 pays d’Asie ainsi qu’à travers l’Amérique, toujours entièrement en stop !

Inventaire⁴

Fringues :

  • 1jean
  • 1short en toile/1pantalon en toile
  • 1short de bain
  • 1polaire
  • 1manteau goretex
  • 3*calebutes/chaussettes/T-shirt+2manches longues
  • 1paire de tennis/1paire de chaussures rando
  • 1bonnet et un autre bonnet customisé
  • 1paire de gants
  • 1Kway immense
  • 1casquette en cuir

Camping :

  • 1tente 2places
  • 1duvet
  • 1popotte (casserolle/poele/assiettes/tasses/couverts)
  • 1couteau laguiole
  • 1couteau pour scalper les nazis
  • 1hamac
  • 1lampe dynamo
  • 2lampes pas dynamo
  • 4bobines de cordelettes
  • 1trousse de secours
  • 1tapis de sol (troué mais bien quand même)
  • 1bougies
  • 1briquet
  • 1réchaud+une bombonne de gaz
  • 1boite de pilules magique pour eau non potable
  • 1bâche
  • 1boussole
  • cartes de californie et de l’oregon
  • 1sac en toile

Hygyène (et oui) :

  • 2serviettes de toilettes en fibres
  • 1brossadent+dentifrice
  • 4mini pots de savon
  • déo
  • 1razoir electrique rechargeable
  • 1tube de truc à laver les fringues, la vaisselle, moi


Thunes&paperasse:

  • passeport biométrique
  • fiche d’admission aux USA
  • lettre d’introduction pour permis de travail canadien
  • assurance rappatriement
  • assurance décès (que Dieu m’en garde) à fontain
  • 1faux portefeuille blindé de cartes perimées
  • 1vrai portefeuille quasi vide
  • 1carte visa de secours dont je ne me souviens plus du code…
  • passeport français d’Irvin

Autres :

  • 1violon
  • 1PC portable+chargeur+adaptateur Europe/USA+SD16GB
  • 1appareil photo
  • 2baladeurs mp3+écouteurs de rechange
  • 1mémo de 1ers secours
  • 1telephone portable (avec fuseaux horaires !!!) dont je compte me débarasser
  • 1cadenas
  • Sac de rando, sac bandoulière « diagonale du doubs », sac bandoulière pour caméra

Le téton de l’espace.

Je pars aujourd’hui pour la bibliothèque (pour avoir une connexion gratuite et un plan de la ville) et après quelques minutes passées à chercher des couchsurfers à Vancouver, je reçoit un message d’une française, coincée à Seattle à cause de l’éruption du volcan (mon cher père m’informe de cet évènement quelques minutes auparavant). Elle me donne rendez vous au pied du téton de l’espace (space needle) la grande tour de Seattle avec une soucoupe volante posée au dessus. On se balade dans Downtown avant de rechercher un bar où l’on peut trouver un café et une bière.

Cette ville est impressionnante : derrière les gratte-ciels et autres immeubles imposants du centre ville, on peut voir les montagnes au sud et à l’est, l’océan, puis d’autre montagne derrière à l’ouest (il y a une péninsule en face de Seattle), un volcan au nord (je n’ai pas pris beaucoup de photos, si vous êtes pas contents regardez sur internet !!!)… En sortant de Downtown, des résidences avec jardins, des écureuils partout.

De retour à la maison des serveuses, je regarde « V for Vendetta » en les attendant, avant de partir avec elles et 2 de leurs potes dans un bar gay, puis dans un autre plus classique où je mange un dernier hamburger, délicieux (rien à voir avec un burger de fastfood).

Visite guidée à Seattle

On prend le petit déjeuner dans un restau appelé « le hangar », situé juste avant la piste atterrissage d’un gros aéroport : crêpe excellente, et avion cargos qui passent juste au dessus de nos têtes de temps en temps…

On repasse chez mes hôtes, qui me prêtent un gros bouquin plein de cartes des Amériques, et je commence à envisager de camper dans un parc national, avant de prendre un ferry qui m’emmènerait jusqu’à Vancouver… On verra bien combien ça coûte ! Ensuite elles m’emmènent à Downtown, où l’on se balade un peu avant d’aller dans un marché de produits locaux, afin d’acheter quelques légumes et autre boustifaille pour manger sur le feu dans la soirée…

La soirée est géniale : plein de gens marrants et intéressants, un altiste (qui joue super bien du violon), des chips maison (recette de l’australien rencontré à Pie Town), et buffet chaud et froid délicieux préparé par mes serveuses !
On se balade tous ensemble dans un parc pas loin de leur maison, avant de rentrer regarder un film avant d’aller se coucher.

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Spiritisme et improbabilités.

Après une courte nuit de deux heures, je monte dans la voiture d’un gars qui a laissé une annonce sur un site de co-voiturage. Il prend deux autres passagers, dont un franchement bizarre, qui a l’air tout sauf honnete… Les deux autres travaillent dans le cinéma, commençant dans ce domaine… J’invite Jon a manger un morceau (le conducteur), avant de partir à la recherche d’une cabine pour appeler le 3e fils du pasteur de Gaskey. En chemin je rencontre des femmes qui me proposent de lire gratuitement dans mes pensées et mon avenir : elles voient que je suis un voyageur solitaire mais sociable, pas au bout de mes rencontres et bonne fortune. Le prochain mois est sensé être riche en rencontres, et les gens que j’ai rencontré en Californie resteront mes amis toute ma vie…

Après cette performance, je trouve finalement une cabine téléphonique, qui m’aprend que le numéro de mon hôte potentiel n’existe pas… Avant de prendre toute décision, je décide de boire un café dans le meilleur du coin (d’après Jon avant de partir), et je rencontre 3 serveuses qui me proposent de m’héberger si je reviens à 6h, après leur service. Elles m’emmènent dans un bar où c’est gratuit pour elles et leurs amis, puis dans une pizzeria, avant de rentrer chez elles regarder le silence des agneaux…

Dernière journée à Portland !

En attente d’un rideshare jusqu’à 14h, je commence à chercher du boulot à Vancouver sur internet, et constater que je n’ai pas le bon visa pour travailler comme animateur. Une bonne soirée à la suite du programme avec Cade, Holly, Brian, Nathan, Noah.

Deuxième dernière journée à Portland

On finit par mettre la pédale douce sur les restaurant, car bien que délicieux, ce n’est pas très économique ! On cuisine alors une omelette de compétition aux champignon, bacon pour le déjeuner, sans aucun doute digne des plus grands chefs.
Dans l’après midi je m’installe dans un parc pour faire un peu de traduction de texte, où les joggers et cyclistes sont nombreux (ainsi qu’un skater, tracté à grande vitesse par son chien…).

Un mal de crâne me prend dans la soirée, Brian me donne alors de la « Smart Water » (l’eau maline) qui ne me fait aucun effet avec le lendemain matin.

Glandouille encore, glandouille toujours !

Après un réveil difficile, j’entame une nouvelle journée peu productive mais agréable à Portland… Passe l’après midi sur la terrasse à prendre du temps pour prendre des nouvelles de quelques amis, et de mettre à jour mes carnets de route.
Après avoir assisté Noah pour mettre une couche de cire sur un de ses transferts, on part pour le bar de Nathan.

Dernière journée à Portland ?

Supposé partir dans l’après midi, je pars de nouveau à la recherche de Trey Corkerr, propriétaire du restau roulant « Swamp Shack », que les amis à Pie Town m’ont conseillé de rencontrer. Je le trouve cette fois ci, et discute un moment avec lui… Encore quelqu’un de très agréable, qui s’est arrêté à Pie Town lors de sa traversée à pied des Etats Unis sur le Dividing Continental Trail, car il s’est blessé en cours de route… Frustré de ne pas avoir accompli son objectif, il bosse de nouveau en attendant les fonds nécessaires au deuxième essai. Je refuse avec peine à son invitation à goûter à sa cuisine, car Brian m’a conseillé d’aller manger thaï chez une copine à lui qui tient un autre camion à bouffe pas loin… Je mange donc une soupe délicieuse aux légumes, ainsi qu’une assiette de riz au poulet (bio et épicé à souhait !).

Lorsque je rentre chez les jumeaux, ils me convainquent de rester jusqu’à jeudi soir, pour une bonne soirée. Je laisse alors mon sac à dos se reposer deux jours de plus, et pars avec les frangins repérer la salle où ils vont exposer quelques unes de leurs œuvres à Portland, avant de partir acheter du matos pour les transferts : j’assiste à ma plus grande joie au « vernissage » de deux tableaux avec une sorte de cire de leur fabrication. Nathan me présent alors Holly, une jeune maman super sympa qui va partir en vacances en France en Septembre (amis du Sud de la France, avez vous de la place pour deux nanas extra?).

Plus tard dans un bar un ivrogne m’apprends des mots (qu’il invente) en Québécois et m’assure que tous les français parlent l’allemand : je me fais sauver in extremis par Nathan et Holly qui m’aident à me débarrasser de l’opportun en changeant de sujet (mais avant de partir il revient me parler en allemand avec un copain à lui). De retour à la maison, Holly rentre chez elle s’occuper de sa progéniture alors qu’on n’arrive pas à se décider pour la soirée : faire la fête à la maison ou aller dans un bar ?

On téléphone alors à Robert qui nous conseille de faire les deux… Aussitôt dit, aussitôt fait : on fait le plein, encourage un blaireau perdu dans la station d’essence à la recherche d’un peu de verdure, puis partons pour deux bars avant de revenir avec une dizaine de personnes à la coloc…