Alors que je veux imprimer d’autres résumé, Daniel encore couché n’a pas l’air emballé par le bruit pourtant charmant de l’imprimante… Je pars donc faire une lessive, prend un croissant immonde et un café, avant de retourner chez mon hôte imprimer mes paperasses…

Après la distribution d’une cinquantaine de torchons, qui font sourire les personnes qui les lisent lorsqu’il ne me remercient pas d’un air faux jeton, je commence à désespérer un peu. C’est à ce moment précis que j’entre dans un café, rencontre le manager, et lui apprends une fois de plus que j’ai plus de motivation que d’expérience dans le milieu.

Il me répond avec un large sourire qu’il se moque de l’expérience, et après m’avoir questionné sur le but de mon voyage, me demande de revenir dimanche midi pour une formation dans l’après midi avant de commencer à travailler la semaine suivante !
Après avoir remercié mon bienfaiteur, je retraverse Broadway en passant devant tous ces ingrats qui n’ont que faire d’un français crasseux (je n’ai pas vraiment mis les chances de mon côté avec ma tenue vestimentaire : pour cela j’aurais eu besoin d’acheter de nouvelles fringues) qui ne parle pas l’anglais couramment et dont le dernier boulot est gardien de chèvre. Le temps aussi radieux que mon humeur me permet de voir les montagnes qui se dressent derrière la ville…

Je fulmine de joie alors que je recherche sur internet des particuliers qui vendent leur voiture. J’atterris dans un train à 5$ pour aller voir une dame qui vient de me donner son adresse pour me vendre son van. En chemin alors que je lui passe un coup de fil pour savoir à quel arrêt je devrais descendre, elle me déclare qu’elle vient de vendre son véhicule…

Tant pis, je fais des courses histoire de rentabiliser mon ticket, avant de rentrer finir de cuir un pain, et d’envoyer des emails à d’autres particuliers. Dans la soirée une dame m’appèle et me décourage d’acheter sa voiture, dont la transmission est peu fiable pour traverser le pays ! Quelle honnêteté !