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Going to Powell River

Après un café mon père et mois partons payer ma dernière (avec un peu de chance) prune ainsi que du matos de canoé, avant de partir mettre mon snowboard en pension chez François, un ami breton. Un deuxième café, et on part chercher Hyemi, une amie coréenne et ancienne collègue, pour prendre la route et 2 ferries jusqu’à Powell River, où vit Sophia (ancienne collègue de travail aussi) et ses parents.
Le chemin est magnifique, mais pas de baleines ni d’ours… Juste un autostoppeur autrichien qui cherche un coin tranquille pour s’installer pour la nuit.

La maison de Sophia est impressionnate : un chalet de 3 étages, entièrement construit à la sueur de la famille, comprenant un jardin de 100hectares peuplé de poulets, de légumes et fuits, ainsi que d’oeuvres d’art créees par Herbert.
C’est autour d’un bon feu, armés de précieux comté (ramené en toute illégalité par mon paternel), de chamallows et de légumes a faire griller que nous terminons la journée puis la soirée.

Matos…

On se lève avant de se faire embarquer la bagnole (je me suis pris trop d’amendes pour mauvais stationnement et je risque la fourière à chaque nouvelle erreur) puis après un petit dej sur la plage nous partons pour un magazin de sport, avant de repérer les tarifs et forfaits pour le ferry.

S’ensuit l’épisode du canoé… Tout commence par une petite traversée de Vancouver (environ 70km) pour arriver dans le coin où l’ancien propriétaire habite : la rue en question semble se trouver dans un veritable labyrinthe (surtout avec le sens spectaculaire de l’orientation du copilote et l’attention débordante du conducteur).

On fini par trouver l’endroit, acheter le bateau pour 240$ puis partir chercher un distributeur… et se perdre à nouveau en revenant !
Sitôt terminé un délicieux repas mongole nous partons passer la nuit dans une toute nouvelle Bertha (qui a maintenant une fière allure avec le canoé sur le toit et de l’huile dans le moteur…)

Deuxième chapitre

Alors que je récupère mon paternel à l’aéroport, le voyage recommence enfin. Plus de boulot (deux mois de travail c’est incroyablement long !!!) ni d’obligation, plus que mon père comme compagnon de route et un itinéraire pas franchement précis à étoffer au fil des envies.

La rencontre est plutôt marrante : après s’être cherché un bon moment dans le terminal armé des pc portables, je tombe sur mon snowboard sans voir mon père, le cherche en vain du regard, reprends la conversation internet avant de le voir en train de se payer ma tête à 3mètres de moi… (sans doute dans un angle mort)
On repart donc de l’aéroport -il a réussi a faire passer 1kg de comté illégalement- j’ai réussi à perdre le ticket du parking (environ 15€) après le passage à la caisse mais la gentille dame de l’assistance me laisse passer- pour traverser la ville et s’arrêter dans un hostel.

Rattrapage

Voici une petite séance de rattrapage des photos de Pierre à Vancouver.


Le père de Pierre ayant rejoint son aventurier de fils, vous pouvez maintenant suivre en parallèle les aventures de notre voyageur préféré sur :
http://mazout.eklablog.fr/

GUITARE de Voyage

Vancouver

Entrant dans une routine boulot dodo, je ne vois pas l’intérêt de continuer les carnets de route durant mon séjour à Vancouver… Je les reprendrai fin Juin/début Juillet lorsque je repartirai vers l’est. Je vais tout de même continuer à envoyer des photos. Un grand merci encore à Pierrick mon webmaster préféré, et à tous les visiteurs du site, notamment à Quentin l’alsacien ! A bientôt pour de nouvelles aventures !

Après mon séjour aux États-Unis, trop court à mon goût, je prévoie de revenir prochainement :

  • Faire un road trip sur la côte ouest, avec une étape à New York
  • Aller en Louisiane écouter un gospel dans une église noire américaine
  • Camper pendant l’été entre l’Oregon et le Nord de la Californie
  • Camper dans la Vallée de la Mort et au Grand Canyon
  • Descendre une rivière en kayac dans l’est de l’Oregon
  • Retourner à Pie Town et à Portland
  • Visiter mes amis rencontrés sur la route…
  • Payer le voyage uniquement avec la musique !

Cela s’annonce tordu !

Je me réveille cette fois à cause de la lumière et me promet de ne pas me coucher avant d’arranger ça… J’enfile mon pantalon noir, et pars au boulot ou plutôt à l’entrainement. Je rencontre mes collègues, Sue et Jan (très mignonnes les deux) qui commencent à m’apprendre les boissons les plus demandées. Jan, qui parle français, m’apprend que le propriétaire est un peu cinglé et étrange, et qu’il essaye parfois d’arnaquer ses employés… La vigilance s’impose !

Après 3heures et de moins en moins de clients, les filles me conseille de revenir demain : il n’y aura plus beaucoup de monde et on a déjà tous bu une dizaine de breuvages caféinés… L’entrainement est fini pour aujourd’hui !

Je pars voir le bateau des acolytes d’hier soir, mais il ne sont pas là… Je rentre à ma voiture, demande à un charpentier un bout de carton, et quand il apprend que c’est pour transformer une volvo (désormais baptisée Bertha) en chambre à coucher, il me ramène un panneau immense.

Un monsieur typé asiatique m’observe quelques instants ajuster aux fenêtres les bouts de cartons, puis revient avec des sac poubelles, du scotch et un cutter, me disant que je peux améliorer le système avec de meilleurs outils : c’est mon nouveau voisin qui habite juste en face de ma voiture. Avant de partir, il me propose de bosser dans son jardin pour quelques dollars à l’occasion.

Rencontre des français de Vancouver

Je pars dans un café où j’obtiens une connexion internet, et arrive sur le site des pvtistes (PVT : programme vacance travail). On prévoit de se retrouver dans un bar où ce soir, c’est ambiance francophone au programme… L’après midi je rencontre Angela (de Lyon) qui me fait visiter la presque île, puis m’amène chez elle où elle m’offre un café et une douche.

A l’heure dite je pars pour le bar où je rencontre d’abord 2 bretons et un sapeur pompier en stage Vancouver, puis arrivent des filles plutôt maniérées qui me gonflent quelque peu. Plus tard j’aide 2 suédois et 2 polonais, tous équipiers sur le même bateau, à entrer clandestinement dans le bar (où l’entrée est à 10$ après 21h).

La soirée est superbe, la musique se dégrade et je pars finalement me coucher pour réussir à me lever demain pour mon premier jour de boulot.

… Et une bagnole !

Dès le réveil, je pars dans un café profiter de la connexion internet pour envoyer un paquet de mails à des particuliers qui vendent leur voiture. Je reçois rapidement deux réponses : l’une négative, la voiture est vendue, et l’autre positive.
Je patiente jusqu’à midi en discutant avec des amis américains et français, car mon correspondant est très occupé le matin à son boulot, où je peux passer en début d’après midi…

Lorsque j’arrive à l’endroit dit, 40minutes de marche plus loin, il m’apprends (c’était indiqué sur l’offre qu’il a posté sur internet, je n’ai pas fait attention) qu’il n’a pas fini de payer sa voiture et qu’elle coûte 3000 et quelques dollars…

En chemin sur le retour je vois une volvo d’occasion dans un concessionnaire pour 700$… Je l’essaye, elle semble rouler.
Une heure plus tard, elle est payée, assurée et étrenné pour la modique somme de…1400$ ! (l’assurance à l’année coûte le double de la voiture, au minimum : l’assurance ne couvre que les blessures ou décès d’autres usagers…).

Je retourne à la maison de Daniel pour dispatcher mes affaires dans mon acquisition, manger un morceau, et profiter une dernière fois du confort d’une maison avant une période indéterminée pour l’instant…
Après une balade, et la rencontre de Ron, un sans abris qui me donne gratuitement le journal des sans abris de Vancouver, je rentre dormir dans ma volvo peu confortable (pour dormir).

Je trouve du boulot…

Alors que je veux imprimer d’autres résumé, Daniel encore couché n’a pas l’air emballé par le bruit pourtant charmant de l’imprimante… Je pars donc faire une lessive, prend un croissant immonde et un café, avant de retourner chez mon hôte imprimer mes paperasses…

Après la distribution d’une cinquantaine de torchons, qui font sourire les personnes qui les lisent lorsqu’il ne me remercient pas d’un air faux jeton, je commence à désespérer un peu. C’est à ce moment précis que j’entre dans un café, rencontre le manager, et lui apprends une fois de plus que j’ai plus de motivation que d’expérience dans le milieu.

Il me répond avec un large sourire qu’il se moque de l’expérience, et après m’avoir questionné sur le but de mon voyage, me demande de revenir dimanche midi pour une formation dans l’après midi avant de commencer à travailler la semaine suivante !
Après avoir remercié mon bienfaiteur, je retraverse Broadway en passant devant tous ces ingrats qui n’ont que faire d’un français crasseux (je n’ai pas vraiment mis les chances de mon côté avec ma tenue vestimentaire : pour cela j’aurais eu besoin d’acheter de nouvelles fringues) qui ne parle pas l’anglais couramment et dont le dernier boulot est gardien de chèvre. Le temps aussi radieux que mon humeur me permet de voir les montagnes qui se dressent derrière la ville…

Je fulmine de joie alors que je recherche sur internet des particuliers qui vendent leur voiture. J’atterris dans un train à 5$ pour aller voir une dame qui vient de me donner son adresse pour me vendre son van. En chemin alors que je lui passe un coup de fil pour savoir à quel arrêt je devrais descendre, elle me déclare qu’elle vient de vendre son véhicule…

Tant pis, je fais des courses histoire de rentabiliser mon ticket, avant de rentrer finir de cuir un pain, et d’envoyer des emails à d’autres particuliers. Dans la soirée une dame m’appèle et me décourage d’acheter sa voiture, dont la transmission est peu fiable pour traverser le pays ! Quelle honnêteté !